Autarkès

Au fond, c’était une leçon de bonheur - encore une ! - que délivrait Diogène, et le bonheur était simple : avoir un esprit sain, une raison droite, et plutôt que de se laisser aller aux momeries des religions, plutôt que d’être confit en dévotion, mieux vaut assurément imiter les dieux, qui n’ont besoin de rien.

Le sage est autarkès, il vit en autarcie.

Et cette auto-suffisance si simple à réaliser le met à l’abri aussi longtemps que durent ses jours. Elle l’assure à vie contre le manque, la dépendance, l’aliénation.

Que peut-on contre le sage, dès lors que nul ne lui ôtera ce qu’il n’a pas ?



Bibliographie : Histoire de la pensée, Lucien Jerphagnon, Editions Hachette, Collection Pluriel

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