La manipulation
Le problème de la manipulation, ce n’est pas tant qu’elle augmente notre pouvoir personnel, mais bien qu’elle réduit inévitablement l’autre au rang d’objet.
Elle nie le libre arbitre; elle finit par le nier dans son humanité.
Si nous devenons capables d’obtenir tout ce que nous désirons des autres, cela signifie que ces autres n’existent plus comme êtres humains doués de choix.
Soyons clairs : il n’existe aucune manipulation positive !
Que ce soit un gouvernement qui cache des informations pour diriger un peuple ou un individu qui utilise des stratégies pour augmenter ses chances d’obtenir ce qu’il souhaite de la part d’autrui, le procédé reste le même : décider à la place des autres, pour eux, en contournant leur faculté de choix.
Manipuler, c’est toujours prendre de haut, et donc rabaisser, infantiliser.
Il existe certes des manipulations à noble intention (par exemple obtenir des fonds pour une oeuvre caritative, amener un fumeur à arrêter son addiction et à préserver sa santé, etc.). Mais n’oublions pas que l’enfer est pavé de bonnes intentions !
Car ce n’est pas le but qui définit la manipulation, mais bien les moyens utilisés.
Manipuler, c’est utiliser des moyens détournés pour atteindre un objectif.
[…]
Par exemple, l’expression “c’est pour ton bien !”
Qui peut prétendre savoir à la place de l’autre ce qui est bon pour lui ? Ce qui semble valable avec des enfants à éduquer ne l’est en aucun cas pour des adultes responsables. Décider à la place de quelqu’un d’autre, c’est bafouer son autonomie, c’est nier son libre arbitre.
Manipuler quelqu’un pour son bien est un paradoxe insoluble.
Bibliographie : Le décodeur de la manipulation, Yves-Alexandre Thalmann, Editions First.
Elle nie le libre arbitre; elle finit par le nier dans son humanité.
Si nous devenons capables d’obtenir tout ce que nous désirons des autres, cela signifie que ces autres n’existent plus comme êtres humains doués de choix.
Soyons clairs : il n’existe aucune manipulation positive !
Que ce soit un gouvernement qui cache des informations pour diriger un peuple ou un individu qui utilise des stratégies pour augmenter ses chances d’obtenir ce qu’il souhaite de la part d’autrui, le procédé reste le même : décider à la place des autres, pour eux, en contournant leur faculté de choix.
Manipuler, c’est toujours prendre de haut, et donc rabaisser, infantiliser.
Il existe certes des manipulations à noble intention (par exemple obtenir des fonds pour une oeuvre caritative, amener un fumeur à arrêter son addiction et à préserver sa santé, etc.). Mais n’oublions pas que l’enfer est pavé de bonnes intentions !
Car ce n’est pas le but qui définit la manipulation, mais bien les moyens utilisés.
Manipuler, c’est utiliser des moyens détournés pour atteindre un objectif.
[…]
Par exemple, l’expression “c’est pour ton bien !”
Qui peut prétendre savoir à la place de l’autre ce qui est bon pour lui ? Ce qui semble valable avec des enfants à éduquer ne l’est en aucun cas pour des adultes responsables. Décider à la place de quelqu’un d’autre, c’est bafouer son autonomie, c’est nier son libre arbitre.
Manipuler quelqu’un pour son bien est un paradoxe insoluble.
Bibliographie : Le décodeur de la manipulation, Yves-Alexandre Thalmann, Editions First.
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