Le Caire - Bangkok
Edgard
Nous avons sympathisé dans la salle d'embarquement. Il était en route pour Manille.
Enfant d'une famille pauvre des bidonvilles, il est parvenu à "éviter tous les pièges et les ruelles sans issue, faire des études" et travaille aujourd'hui pour une entreprise italienne qui vend des sites d'élevage industriel de poulets dans les pays en voie de développement. Il passe sa vie dans des villes qu'il n'a pas le temps de découvrir, sur des sites industriels où "lorsque je lève parfois la tête de mes plans, je suis incapable de savoir où je suis exactement." Il gagne 1000 à 1200 dollars par mois et a droit à une semaine de congés par an "que je ne prends pas toujours, car j'aime mon métier."
Puis il ajoute, "enfin c'est surtout parce que j'ai cinq enfants avec trois femmes différentes dans trois pays différents !"
Il me parle de sa fille qu'il vient d'avoir avec sa femme Thaïlandaise. Il veut faire tout le nécessaire pour qu'elle puisse aller à l'école, être soignée puis plus tard faire des études.
Je lui demande s'il est heureux, "j'ai une bonne vie, un travail, des enfants, je voyage... Oui, je crois que je suis heureux ; en tous cas, je n'ai pas le temps de penser à plus tard, j'ai déjà suffisamment à penser pour le moment ! Et puis ma fille est si belle, il me tarde de la voir."
Nous avons échangé quelques adresses d'hôtels pas chers à Bangkok, puis nous nous sommes dit au revoir.
"Je suis sûr que nous nous reverrons," me dit-il, "les aéroports, c'est ma première maison."
Alors à bientôt, Edgard !
Nous avons sympathisé dans la salle d'embarquement. Il était en route pour Manille.
Enfant d'une famille pauvre des bidonvilles, il est parvenu à "éviter tous les pièges et les ruelles sans issue, faire des études" et travaille aujourd'hui pour une entreprise italienne qui vend des sites d'élevage industriel de poulets dans les pays en voie de développement. Il passe sa vie dans des villes qu'il n'a pas le temps de découvrir, sur des sites industriels où "lorsque je lève parfois la tête de mes plans, je suis incapable de savoir où je suis exactement." Il gagne 1000 à 1200 dollars par mois et a droit à une semaine de congés par an "que je ne prends pas toujours, car j'aime mon métier."
Puis il ajoute, "enfin c'est surtout parce que j'ai cinq enfants avec trois femmes différentes dans trois pays différents !"
Il me parle de sa fille qu'il vient d'avoir avec sa femme Thaïlandaise. Il veut faire tout le nécessaire pour qu'elle puisse aller à l'école, être soignée puis plus tard faire des études.
Je lui demande s'il est heureux, "j'ai une bonne vie, un travail, des enfants, je voyage... Oui, je crois que je suis heureux ; en tous cas, je n'ai pas le temps de penser à plus tard, j'ai déjà suffisamment à penser pour le moment ! Et puis ma fille est si belle, il me tarde de la voir."
Nous avons échangé quelques adresses d'hôtels pas chers à Bangkok, puis nous nous sommes dit au revoir.
"Je suis sûr que nous nous reverrons," me dit-il, "les aéroports, c'est ma première maison."
Alors à bientôt, Edgard !
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